Le tourisme spatial : tourisme de demain ?

L’espace, frontière de l’infini… : c’est ainsi que débutait la série Star Trek en 1966. Depuis, l’homme a marché sur la Lune et multiplié les envois de satellites et autres sondes parties à la découverte de notre dernière frontière. Pourtant, au grand dam des plu optimistes, il n’existe toujours pas de séjour tout inclus sur Mars ou d’excursion randonnée sur la Lune. Pourtant, depuis des années le tourisme spatial se développe et commencer à s’appuyer sur de vrais espoirs. Alors, le tourisme spatial, c’est pour bientôt ?

La terre vue de l'espace

Petit historique du tourisme spatial

Longtemps resté le terrain de jeu des organismes d’Etat comme la Nasa, l’espace semble être de plus en plus promis à accueillir des hordes de touristes qui pourront ainsi s’offrir un séjour à plus de 100 km d’altitude et profiter d’un nouveau point de vue sur la planète.

Etonnamment, si l’idée fait rêver les idéalistes de tout poil depuis des décennies, les premiers projets ne virent le jour que très récemment. En effet, il faut attendre l’effondrement de l’Union soviétique et les difficultés financières rencontrées par le pays pour que la Russie se rende compte du potentiel et de la possibilité de financement qui existe par le tourisme spatial.

Elaborés dès les années 90, le projet ne prend forme réellement qu’en 2001 quand Dennis Tito, millionnaire américain passionné par l’espace, prend son ticket pour l’espace. Cout de l’opération ? 20 millions de dollars qui permettront à l’agence spatiale russe de trouver un peu de liquidités. Il prend place dans la mission Soyouz TM-32 qui dura 7 jours. Le tourisme spatial est né et engendrera une nouvelle quête, privée cette fois-ci.

Six autres touristes purent ainsi partir dans l’espace mais c’est surtout l’occasion pour des entrepreneurs éclairés de voir là l’effondrement d’une frontière : l’espace n’attend plus que les touristes. En 2004, SpaceShip One, un prototype d’avion privé américain, fait trembler un peu plus le mur en devenant le premier avion privé à atteindre le seuil des 100 km d’altitude. Aussitôt, l’original fondateur de Virgin, Richard Bronson, fonde Virgin Galactic (2005) qui promet aussitôt des voyages, dont la date n’est pas encore fixée, au prix de 200 000 dollars l’unité. Cela vous paraît trop cher ? Eh bien, sachez que malgré l’absence de date réelle, 700 places ont d’ores et déjà été réservées.

Mais il va falloir attendre un peu car les navettes ne sont pas encore tout à fait au point : le dramatique accident du 31 octobre 2014 – où un avion de Virgin Galactic s’est écrasé, tuant un pilot et blessant grièvement le second – risque de mettre un coup d’arrêt à cette quête. Gageons que ce n’est que partie remise, le temps que l’industrie encore naissante panse ses plaies et reparte du bon pied. Après tout, si l’aviation s’était arrêtée après le premier crash, le monde serait bien différent aujourd’hui.

Virigin Galactic, prochain opérateur de vols spatiaux ?

L’hôtel spatial, prochaine lubie des milliardaires ?

Tout cela amène une autre question : ces touristes, où vont-ils loger ? Et la réponse est loin d’être évidente à l’heure actuelle car pour réussir la construction des stations actuelles, il aura fallu injecter des milliards de dollars et faire appel à des outils complexes ; tout ça pour accueillir, au mieux, six personnes.

Des sociétés privées comme Bigelow Aerospace croient tout de même en la faisabilité d’un hôtel en orbite. En reprenant un projet abandonné par la Nasa, cette société s’est lancée dans la mise en place d’un hôtel qui devrait pouvoir accueillir des touristes assez rapidement. En attendant, Genesis I, premier essai expérimental, fait l’objet de toutes les attentions depuis 2006. Gageons que cette surveillance devrait déboucher sur des projets ambitieux dans les années à venir.

En tout cas, pour votre séjour camping sur Saturne, il va falloir attendre encore un peu. Pourra-t-on voir un hôtel dans l’espace de notre vivant ? Peut-être mais de là à pouvoir y faire une visite, il va falloir économiser un peu.

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